DUMAS PERE (Alexandre)

Henri III et sa Cour; Drame historique en cinq actes et en prose (…). Représenté sur le Théâtre français, par les Comédiens ordinaires du roi, le 11 février 1829. ((Précieux exemplaire du futur roi Louis Philippe))

Paris, Vezard & Cie, 1829.

In-8 (207 x 127 mm). plein veau glacé vert sapin orné d’un riche décor romantique, dos à 4 faux-nerfs garnis de triples filets dorés, fer spécial doré répété entre-nerfs, filets et palettes à froid et dorés, grand décor à la plaque estampé à froid sur les plats dégageant un médaillon central encadré d’un jeu de filets d’encadrement dorés, roulette sur les coupes, dentelles sur les chasses, gardes de papier marbré, tranches dorées (reliure de l'époque signée Thouvenin), x, (-11), 171 p.

Édition originale de premier tirage exemplaire provenant de la bibliothèque du duc d’Orléans, le futur roi Louis Philippe qui fut intimement mêlé à la composition de la pièce et participa à sa première représentation. Représentée à la Comédie-Française et interprétée par Mademoiselle Mars, la pièce connut un considérable succès et lança la carrière de Dumas. Elle fut qualifiée de “scandale en prose” en référence à Hernani, qualifiée de “scandale en vers” et que la pièce de Dumas avait devancé d’une année. “C’est avec cette pièce que Dumas est passé de l’anonymat à la célébrité en quelques heures, le temps de la première représentation, le 11 février 1829 au Théâtre français (…). Ce drame qui rompt avec les critères du théâtre classique est le premier drame romantique historique (…). Dumas raconte lui-même dans ses Mémoires l’importance de cette pièce dans sa vie. Quatre chapitres y sont consacrés (117 à 120) dans lesquels le choix du sujet, les difficultés avec la censure, avec les comédiens, les soucis d’argent avec son renvoi de son emploi chez le duc d’Orléans… Par la suite, Dumas reviendra sur la plupart des protagonistes, notamment dans sa trilogie sur les Valois” (Nicole Vougny, “Dumas père” en ligne). Provenance : le duc d’Orléans, bientôt proclamé Louis-Philippe roi des Français (le 9 août 1830) avec son timbre humide « Bibliothèque de S.A.R. Mgr le duc d’Orléans » à son monogramme couronné en tête de la page de faux-titre ; exemplaire relié à son intention par Joseph Thouvenin (signée en pied du dos). Louis Philippe fut intimement mêlé à la production de cette pièce. Monté à Paris, Alexandre Dumas fut embauché, dès 1823, comme secrétaire du duc d’Orléans sur la recommandation du général Foy, poste dont il démissionna peu avant la première représentation de cette pièce. “La veille de la première représentation, Dumas demande à être reçu par le duc d’Orléans au Palais Royal. Il invite le prince, désormais son ex-employeur, à assister à la première de ‘Henri III et sa Cour’. Le duc d’Orléans lui répond qu’il serait très heureux d’y assister, mais il n’est pas libre : il donne un dîner pour une vingtaine de princes et de princesses. Dumas ose lui répondre que, peut-être, ces princes et princesses seraient heureux d’assister, eux aussi, à ce spectacle ! Pour le duc, c’est impossible. On se met à table à six heures et la pièce commence à sept. Pas démonté, Dumas lui propose d’avancer son dîner d’une heure tandis que lui fera retarder la représentation de la même durée. Le Palais Royal étant voisin de la Comédie Française, tout pourrait s’arranger. Louis-Philippe est intéressé, mais il ne dispose que de trois loges : insuffisant pour tous ses hôtes. Dumas a tout prévu : il a réservé une galerie à la disposition du prince. Enchanté, celui-ci lui assure alors qu’il viendra avec tous ses invités assister à cette première (…). Le soir de la première, le théâtre a mis à la disposition de Dumas une avant-scène dans laquelle prennent place Alexandrine, sa sœur aînée, et trois des grands amis de l’auteur : Alfred de Vigny, Victor Hugo et le peintre Georges Boulanger. Le duc d’Orléans arrive à l’heure, s’installe avec sa famille et ses amis dans la galerie qui lui est réservée. Dumas n’en mène pas large au moment du lever de rideau (…). À la fin de la pièce, la salle, y compris le duc d’Orléans, applaudit debout. Alexandre Dumas a 27 ans. À partir de ce moment-là, il est sacré poète et auteur dramatique” (Virginie Girod, “Au cœur de l’histoire”). (Carteret, ‘Romantique’, I, p. 224 qui qualifie cet ouvrage de « très rare ». Vicaire, III, col. 337). Mors légèrement frottés. Quelques rousseurs éparses. Bel exemplaire, relié à l’époque par Joseph Thouvenin qui obtint le titre de “relieur du duc d’Orléans”. ((Précieux exemplaire du futur roi Louis Philippe))

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