ROBESPIERRE (Maximilien), LACRETELLE (Pierre-Louis)

1- ROBESPIERRE (Maximilien). Discours couronné par la Société Royale des Arts et des Sciences de Metz, sur les Questions suivantes, proposées pour sujet du Prix de l’année1784. 1° Quelle est l’origine de l’opinion qui étend sur tous les Individus d’une même famille, une partie de la honte attachée aux peines infamantes que subit un coupable ? 2° Cette opinion est-elle plus nuisible qu’utile ? 3° Et dans le cas où l’on se décideroit pour l’affirmative, quels seraient les moyens de parer aux inconvéniens, qui en résultent ?. Par M. de Robespierre, Avoc. en Parlement. A Amsterdam et se trouve à Paris, chez J.G. Merigot (…), 1785. 60 p. [Précédé de] 2- LACRETELLE (Pierre-Louis). Discours sur le préjugé des peines infamantes, Couronnés à l’Académie de Metz. Lettre sur la Réparation qui seroit dûe aux Accusés jugés Innocens. Dissertation sur le Ministère Public. Réflexions sur la Réforme de la Justice Criminelle. Paris, Cuchet, 1784. (4), xl, 371 p.,(4) p.

2 ouvrages reliés en un volume in-8 (195 x 124 mm), plein veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre de maroquin bordeaux, triples filets d'encadrement sur les plats, roulette sur les coupes, tranches jaspées.

1- Édition originale, rare. Le premier essai politique de Robespierre, alors jeune avocat âgé de 26 ans, qu’il composa en réponse à un concours ouvert par la Société royale littéraire de Metz en 1784, et pour lequel il obtint une médaille d’or ainsi qu’un prix de 400 livres. En homme des Lumières disciple de Montesquieu et de Beccaria, sur un mode modéré mais en un style lyrique et enflammé qui sera sa marque, Robespierre critique l’arbitraire de la justice de son temps et soumet un plan de réforme de la justice pénale. Il propose de bannir le déshonneur imposé aux familles des condamnés, plaide pour la suppression de la confiscation de leurs biens, pour l’égalité devant le châtiment et pour que les bâtards puissent accéder à la condition de citoyen à part entière. (Martin & Walter, 29526/1). 2- Edition originale. L’essai, en tête du volume, composé par le juriste et académicien Pierre-Louis Lacretelle (1751-1824) fut couronné en même temps que celui de Robespierre. Devançant celui-ci, Lacretelle obtint le premier prix, Robespierre le second, mais on décida que la récompense serait la même. Si les deux mémoires comportaient « nombre d’idées semblables », de celui de Lacretelle, on vanta « la hauteur de ses considérations philosophiques et morales, la sagacité de son esprit, la justesse de ses idées et l’humanité de ses sentiments ». En 1823, en publiant ses Œuvres complètes, Lacretelle revint sur cette rencontre avec Robespierre : « Rien, dans ce début, ne promettait le personnage qu’on a vu sept ans après. On pourrait croire qu’il s’ignorait encore lui-même. Il faut avoir vu toute une révolution pour savoir à quel point elle peut transformer un homme, ou plutôt développer en lui des poisons cachés et encore sans fermentation ». Infimes accrocs à un mors. Très bel exemplaire, très frais, grand de marges, très bien relié à l’époque.

Disponible à la précommande. Les frais de livraison seront calculés dans les jours prochains et un nouveau devis vous sera proposé par nos soins avant passage de la commande et paiement.

3.500

Ref 38420

1 disponible à la précommande