GODELMANN (Johann Georg), QUINTILIEN (Marcus Fabius Quintilianus) - RECUEIL

1- GÖDELMANN, Johann Georg Disputatio de Magis, veneficis, maleficis et lamiis. Francoforti ad Moenum [Frankfurt am Main], Christophorus Corvinus, 1584. (32) p. n.ch. [Relié à la suite de:] 2- QUINTILIANUS, Marcus Fabius. Oratoriarum Institutiionum lib. XII. Paris, Simon de Colines, 1541. (8), 251 p.

2 ouvrages reliés en un volume in-4 (212 x 156 mm), plein maroquin havane, dos à 5 nerfs orné de caissons entièrement garnis de semés de fleurs de lys, plats également garnis d'un semé de fleur de lys, d’une large roulette et d’une dentelle d'encadrement, grandes armes dorées au centre, roulette sur les coupes, tranches dorées (reliure du milieu du XVIIe siècle).

Edition originale, très rare de cet important essai sur les procès en sorcellerie et l’usage de la torture. Juriste et diplomate allemand, Johann Georg Gödelmann (1559-1611), professeur à l’université de Rostock, fut chargé d’élaborer un nouveau code juridique destiné à réglementer les procès en sorcellerie (1584). Le débat préalable (« Disputatio ») le mit aux prises avec Mark Burmeister, fervent adepte de Jean Bodin qui préconisait la généralisation de la délation et de l’emploi de la torture pour obtenir des aveux. Gödelmann exposa ses arguments le 26 février 1584 en présence de son contradicteur. Le texte de cette défense, divisé en 80 articles, occupe ce volume. Au cours de sa démonstration, l’auteur dénonce les erreurs judiciaires commises en Allemagne par manque de discernement, ou à la suite de l’usage abusif de la «question». Dans les articles XXV et XXVI, il soulève la question des maladies mentales et de la mélancolie et se prononce contre la pratique de la torture systématique en matière de droit criminel. Cette « Disputatio » annonce, avec sept ans d’avance, les thèses soutenues par Gödelmann dans son traité de sorcellerie publié en 1591, ‘Tractatus de Magis’, ouvrage qui fut mis à l’Index. Ce pourrait être la cause de la dissimulation, dans cet exemplaire, du traité relié à la suite des ‘Institutions oratoires’ peu susceptibles d’être taxées d’hérésie. 2- Jolie impression que l’on doit à Simon de Colines, du fameux traité de rhétorique de Quintilien. Le texte est destiné à l’éducation de l’orateur depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Véritable manuel de pédagogie, d’instruction et d’éloquence, ce fut un “best-seller” au XVIème siècle. Belle reliure exécutée vers 1650, richement ornée, aux armes du comte de Richelieu. Emmanuel-Joseph de Vignerot, dit le comte de Richelieu (1639-1665), abbé de Marmoutier, petit-neveu du Cardinal. Il avait formé une collection composée d’ouvrages qu’il faisait relier par Duseuil. (Cf. Guigard, I, 380, et O.H.R., planche 2315, fer 2 variante). Autres provenances : «Desaint Jean 1689», signature entourée de traits de plume sur la première garde. «Ex-libris Gratian Delescolle», manuscrit à la plume sur le titre («Delescolle» est rayé). Quelques notes calligraphiées figurent dans les marges de ‘l’Institution oratoire’. Auréoles claires dans la marge extérieure de la ‘Disputatio’. Les premiers et derniers feuillets du volume sont un peu brunis ; quelques piqûres; petites traces de restaurations à la reliure. La ‘Disputatio de Magis’ a échappé aux bibliographes des sciences occultes et de la sorcellerie, qui citent le ‘Tractatus de Magis’ de Gödelmann. Belle reliure de maroquin exécutée vers 1650, très richement ornée, aux grandes armes du comte de Richelieu.

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Ref 38218

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