SAINT-JUST (Louis-Antoine)

Rapport fait à la Convention nationale au nom de ses comités de Sûreté générale et de Salut public ; Sur la conjuration ourdie depuis plusieurs années par les Factions criminelles, pour absorber la Révolution française dans un changement de dynastie ; et contre Fabre-d’Eglantine, Danton, Philippeaux, Lacroix et Camille Desmoulins, prévenus de complicité dans ces Factions, et d’autres délits personnels contre la Liberté. Séance du 11 Germinal [31 mars 1794].

Paris, Imprimerie Nationale, l'an deuxième de la République française [1794].

In-8 (180 x 120 mm), cartonnage marbré à la Bradel, pièce de titre en long (rel. moderne), 4 pages (dernière blanche).

Edition originale de ce bref et célèbre rapport, visant à l’application du décret du 8 ventôse an II qui ordonnait la redistribution, aux patriotes indigents, des biens confisqués aux « ennemis de la République ». Le 13 ventôse an II (3 mars 1794), présentant à la Convention nationale, au nom du Comité de salut public, les modalités d’exécution de ce décret, Saint-Just expose les visées révolutionnaires du gouvernement. Affirmant que le droit au bonheur constitue le but même de la Révolution, il conclut lapidairement son propos par une formule restée célèbre : « Le bonheur est une idée neuve en Europe » (p. 2). Guillotiné le 10 thermidor an II (28 juillet 1794) avec Robespierre et Couthon, Saint-Just ne verra pas l’application des décrets de ventôse, abandonnés dès le lendemain de sa mort. (Martin et Walter, 30715A). Quelques petites piqûres éparses. Bon exemplaire. ((« Le bonheur est une idée neuve en Europe »))

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Ref 39395

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