SAINT-JUST (Louis-Antoine)

Rapport fait à la Convention nationale au nom de ses comités de Sûreté générale et de Salut public ; Sur la conjuration ourdie depuis plusieurs années par les Factions criminelles, pour absorber la Révolution française dans un changement de dynastie ; et contre Fabre-d’Eglantine, Danton, Philippeaux, Lacroix et Camille Desmoulins, prévenus de complicité dans ces Factions, et d’autres délits personnels contre la Liberté. Séance du 11 Germinal [31 mars 1794].

Paris, Imprimerie Nationale, l'an deuxième de la République française [1794].

In-8 (198 x 125 mm), cartonnage marbré à la Bradel, pièce de titre de veau havane en long, 60 pages.

Édition à l’année que l’originale de ce rapport d’accusation prononcé par Saint-Just au lendemain de l’arrestation des principaux « dantonistes ». Il y dénonce une conspiration ourdie par Fabre-d’Églantine, Danton, Philippeaux, Lacroix et Camille Desmoulins contre la liberté et la République, et présente ce rapport comme la justification politique des mesures prises par les comités contre ces « factions criminelles »: « la Révolution est dans le peuple, et non point dans la renommée de quelques personnages ». En réponse, il appelle à une énergie révolutionnaire renouvelée face aux ennemis internes. Ce texte, qui incarnant la logique des comités de salut public et de sûreté générale à l’apogée de la Terreur, servit de pièce d’accusation centrale au procès qui conduira à la condamnation des « dantonistes ». Cette édition de l’imprimerie Nationale en 60 pages n’est recensé qu’à un unique exemplaire dans le monde: British Library. Quelques petites piqûres et auréoles claires sans gravité. Bon exemplaire.

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Ref 39395

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