MARECHAL (Sylvain), BABEUF (François-Noël, dit Gracchus)

1- Copie des pièces saisies dans le local que Baboeuf [sic] occupait lors de son arrestation. Paris, Imprimerie Nationale, Frimaire (t. 1) et Nivôse (t. 2) an V [1796]. 2 parties en un volume, 334 p. et 334 p. 2- Débats du Procès instruit par la Haute-Cour de Justice, contre Drouet, Baboeuf et autres : recueillis par des sténographes [tome premier – quatrième]. Paris, Baudouin, s.d. [1797]. 5 parties en 4 volumes in-8, 472 p. ; 514 p. ; 631 p. et 378, 134 p.

7 parties reliées en 5 volumes in-8 (195 x 122 mm), demi-basane marbrée de l'époque, dos lisses ornés de doubles filets dorés, pièces de titre et de tomaison de veau orange et brun.

Exceptionnel ensemble des sept parties constituant la source imprimée principale pour l’histoire de la « Conjuration des Égaux », considérée comme la première grande tentative de conspiration communiste organisée. 1- Edition originale. Le premier tome contient la première publication du « Manifeste des Égaux » (p. 159 et suiv.), dont la rédaction est attribuée par Buonarroti à Sylvain Maréchal. Présenté comme la « première tentative pour faire entrer le communisme dans la réalité sociale », ce manifeste pose les fondements d’une doctrine égalitaire et athée, fondée sur la gestion communautaire des biens et des moyens de production. Il prône la prise du pouvoir par la révolution, suivie d’une période transitoire de dictature populaire devant conduire à l’instauration d’une démocratie directe universelle. C’est essentiellement sur les documents et pièces réunis dans ces volumes que la Haute Cour de Justice fonda son accusation, laquelle aboutit à la condamnation à mort de Babeuf. 2- Edition originale. La présence, parmi les prisonniers du Directoire, de Jean-Baptiste Drouet, député au Conseil des Cinq-Cents, imposait constitutionnellement le jugement des babouvistes et de leurs alliés devant une Haute Cour encore inexistante au moment des arrestations. Le procès ne s’ouvrit à Vendôme que le 14 vendémiaire an V (5 octobre 1796). Le 7 prairial an V (26 mai 1797), Babeuf et Darthé, lequel avait prévu, dans le plan insurrectionnel, l’exécution des membres du Directoire, tentèrent de se suicider à l’aide d’un petit couteau remis clandestinement par le fils de Babeuf. Grièvement blessés, ils furent néanmoins guillotinés le lendemain. La première partie du tome quatrième est intitulée : « Discours des accusateurs nationaux, défenses des accusés, et de leurs défenseurs, faisant suite aux débats du procès instruit » (378 p.). La seconde partie porte le titre : « Résumé du président de la Haute-Cour de Justice, à la suite du débat, dans l’affaire du représentant du peuple Drouet, de Baboeuf et autres » (134 p.). L’ensemble constitue un témoignage capital sur le fonctionnement de la justice révolutionnaire sous le Directoire, ainsi que sur l’élaboration précoce d’une pensée communiste structurée, dont Babeuf apparaît comme la figure centrale. (Daline, Saitta et Soboul, « Inventaire des manuscrits et imprimés de Babeuf », p. 101, n° 55, et p. 102, n° 51 et 52. Dommanget, « Sylvain Maréchal », p. 459. Monglond, IV, 42 et 43). Rousseurs parfois soutenues. Quelques accrocs aux coiffes et aux mors. Ex-libris armorié gravé aux armes de Paris (Ancien Régime), écu écartelé chargé de lions, châteaux et épées, soutenu par un lion couronné, avec devise « Deo, Patria, Rege ». Bon exemplaire en reliure uniforme de l’époque.

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Ref 37339

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