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In-8 (190 x 116 mm), cartonnage marbré à la Bradel, pièce de titre de maroquin bordeaux (reliure moderne), (2), x, 251 p.
Edition publiée l’année de l’originale, identifiée par Dufour comme une contrefaçon de Lausanne. En fin de volume (p. 248-251), figure l’adresse de Rousseau intitulée: « Dépôt remis à la providence ». Composé entre 1772 et 1776, sous forme de trois dialogues, cet ouvrage constitue une tentative de justification face au complot dont Rousseau se croyait victime. Les lectures privées des ‘Confessions’ n’ayant pas produit l’effet escompté, il chercha dans cette forme nouvelle un moyen de défendre son image et de s’adresser directement à la postérité. Il résolut de confier directement à « Dieu » ce manuscrit en le déposant sur le maître-autel de Notre-Dame de Paris, mais ne put franchir les grilles fermées du choeur. Convaincu que la Providence lui désignait alors, en la personne de Brooke Boothby, jeune Anglais de passage à Paris et ancien voisin de Wootton, lultime dépositaire du texte, Rousseau le lui remit. Boothby le fit paraître à Lichfield, dans le Staffordshire, en 1780, deux ans après la mort de Rousseau, conformément aux engagements quil avait pris. Longtemps abordé comme un document clinique sur le « cas » Rousseau, l’ouvrage a fait l’objet, dans les dernières décennies du XXe siècle, d’une ample réévaluation qui en a révélé la profondeur philosophique et littéraire. (Dufour, n° 348. Gagnebin, I, p. 1905, n°31. Sénelier, n°1155). Très bon exemplaire, très frais, entièrement non rogné, témoins conservés.
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Ref 38335
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