GREGOIRE (Abbé Henri)

1- De la littérature des Nègres ou Recherches sur leurs facultés intellectuelles, leurs qualités morales et leur littérature ; suivies de Notices sur la vie et les ouvrages des Nègres qui se sont distingués dans les Sciences, les Lettres et les Arts. Paris, Maradan, 1808. xvj, 287, (1) p. faux-titre et titre compris. 2- De la traite et de l’esclavage des noirs et des blancs ; par un ami des hommes de toutes les couleurs. Paris, Adrien Egron, an 1815. 84 p. faux-titre et titre compris. 3- Réflexions générales sur le duel. [Paris], De l’imprimerie de l’auteur du Courrier dans les 83 départemens, [1790]. 4 p. 4- De la Constitution française de l’an 1814. Paris, A. Egron, Le Normant, Delaunay, 1814. viij, 38, (2) p. 5- De la Constitution française de l’an 1814. Paris, A. Egron, Delaunay, 1814. (2), 34 p. 6- Réponse aux libellistes. Paris, De l’imprimerie d’Adrien Egron, [1814]. 24 p.

6 textes reliés en un volume in-8 (200 x 123 mm), demi-veau brun de l'époque, dos lisse orné de doubles filets dorés, pièces d'auteur et de titre de veau noir, tranches mouchetées bleues.

1- Edition originale. En publiant en 1808 cet essai qu’il dédie “à tous les hommes courageux qui ont plaidé la cause des malheureux Noirs”, Grégoire prenait le contre-pied de la politique de Napoléon et de plus, s’attaquait directement à lui: “les amis de l’esclavage sont nécessairement les ennemis de l’Humanité”. La “Société des Amis des Noirs” avait, alors disparu avec ses principaux membres, l’esclavage était rétabli depuis six ans et il se trouvait bien peu de défenseurs de la cause des “Noirs”. Dans une approche précocement anthropologique et sociologique, Grégoire entreprend une étude sur les origines des “Noirs” et sur “l’unité primitive de la race humaine”. Il réfute les opinions relatives à une infériorité naturelle de certains groupes humains et démontre qu’un environnement culturel favorable est déterminant, tant du point de vue intellectuel et moral. Le premier, il souligne l’importance de la littérature traditionnelle “orale” (“la France eut jadis ses trouvères et troubadours, les Nègres ont les leurs nommés griots”). Il consacre une partie de l’ouvrage à des notices biographiques sur les “Nègres et Mulâtres distingués par leurs talents et leurs ouvrages” et expose leurs réussites politiques, artistiques et littéraires. (Rita Hermon-Belot, ‘Grégoire’, p. 489. Sabin, 28727). 2- Edition originale publiée anonymement. “Grégoire réaffirme son combat incessant pour l’égalité de tous les hommes. La répression brutale par les colons de troubles en Haïti lui donne l’occasion d’en appeler au Congrès de Vienne pour demander que soit à jamais proscrite la traite, ‘ce commerce qui a fait couler tant de larmes, tant de sang, et dont le souvenir perpétué dans les fastes de l’Histoire est la honte de l’Europe!'” (Isabelle Martin, Ed. Arlea, 2005). 3- Edition originale. Le fameux duel entre Joseph Barnave et Jacques-Antoine-Marie de Cazalès, le 10 août 1790, fournit à l’abbé Grégoire l’occasion de se prononcer contre l’usage du duel, “usage des temps de barbarie”, d’autant plus qu’il s’agit de deux représentants du peuple, “qui oubliant les grands intérêts qui leur sont confiés, osent céder à la passion, provoquer la vengeance et fouler aux pieds la Loi!”. Rare, WorldCat ne recense que deux exemplaires dans le monde: BnF et Zentral- u Hochschulbibliothek Luzern. 4- Troisième édition, parue l’année de l’originale, “corrigée” et augmentée d’une “Première et dernière réponse aux libellistes”. Se déclarant “républicain d’esprit et de cœur”, Grégoire critique la Charte et donne les conditions d’un gouvernement représentatif véritable, “conforme aux progrès de l’art social (…) et à l’émancipation de l’esprit humain”. 5- Deuxième édition. 6 – Edition originale. “Des libellistes nouveaux, parmi lesquels on croit reconnaître des apologistes de l’esclavage, viennent de se mettre sur les rangs des détracteurs” de l’abbé Grégoire. Celui-ci répond par une défense pondéré et argumentée de ses écrits et de son action: “Quelle nuée d’ennemis doit assiéger un homme qui, depuis sa jeunesse, s’est voué à défendre des individus persécutés ou flétris injustement par les lois et l’opinion ?”. “M. Grégoire, persécuté sous la Convention pour ses sentiments religieux, l’a été sous Napoléon à cause de son aversion de la tyrannie: serait-il destiné à l’être encore pour l’une et l’autre cause ?”. Le recueil se termine par une brochure de Pascal Crouzet, “A M. Jh de Villèle sur ses Observations à MM. les députés au Corps Législatif”. [Toulouse, 1er juin 1814.]. 29 p.

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